samedi 5 janvier 2013

Vallée de la Hoëgne, 5 janvier 2013

Enthousiasmé par la ballade de la semaine d’avant dans la Vallée de la Warche, il était temps de découvrir un autre classique de nos Ardennes, la Vallée de la Hoëgne.



A cette occasion-ci, j’avais le plaisir d’avoir ma famille qui m’accompagnait. Départ de la ballade était le charmant petit village de Hochai, au bord des Hautes Fagnes. Soleil et ciel bleu avaient loupé le rendez-vous, mais l’humeur des troupes n’en souffrait pas.  



Après avoir longé un ancien tracé de chemin de fer, et site d’un futur Ravel, nous arrivons au Pont du Centenaire qui enjambe la Hoëgne. 




En raison des quantités abondantes de pluie tombée ces dernières semaines, le débit de la rivière est assez élevé.



Nous décidons d’abord de suivre la rive droite de la vallée par un joli chemin avec la forêt sur la gauche et la fagne de l’autre côté. Nous ne profitons pas du belvédère, mais avons quand même la sensation de voir de tout près un sanglier traverser le chemin.



Arrivés au Pont de Belleheid et la civilisation, il est temps de retourner sur nos pas et de suivre la vallée en remontant le cours d’eau cette fois-ci. 



Le chemin est très bien balisé et construit, c’est un vrai régal.



Par-ci et par-là, des ponts en bois enjambent la rivière.




On atteint la partie intéressante de la rivière, nous longeons des petites cascades et des rapides.



Heureux d’être-là dans cette nature généreuse et abondante.



De nombreuses passerelles permettent de traverser des terrains boueux et marécageux.




Un des nombreux ponts par lesquels nous traversons de temps à autre le torrent.




On verra très peu de monde lors de cette ballade. Il paraît qu’en cas de beau temps, c’est parfois la cohue.




Plus loin, le chemin devient plus étroit et plus difficile à passer dans ces conditions-là.




Mais tout le monde a le pied sûr et si nécessaire …




... les passerelles sont là !




Finalement, on reviendra au Pont de la Centenaire et la fin de cette belle ballade en famille. Nombre total de kilomètres : 10. Horaire : 4h (avec pas mal de pauses).

vendredi 28 décembre 2012

Vallée de la Warche - Lac de Robertville ou un petit tronçon du GR56 entre Malmedy et Champagne, 28/12/12

En fin de cette dernière semaine de l'année 2012, Axel et moi-même rejoignons mon collègue Koen et son fils Gergely à Malmedy pour faire une randonnée en commun. Notre but est de marcher une partie du GR56, beau sentier de grande randonnée de 164km de longueur qui parcourt les cantons de l'Est.


La randonnée commence derrière l'auberge de jeunesse de Malmedy et monte tout d'abord une colline. Nous longeons brièvement la route entre Malmedy et Robertville avant de prendre un petit chemin et suivre la vallée de la Warche même.


En raison de la pluie tombée en abondance ces dernières semaines, les chemins sont très boueux.


Mais la vue glorieuse sur la très belle vallée de la Warche constitue une belle récompense pour nos efforts.


Bien qu'en Belgique, on n'est jamais à plus que quelques kilomètres de la "civilisation", cette vallée surprend par son état sauvage.


Koen sur le chemin de la GR.


Axel et Gergely cherchent une "variante" pour monter la pente.




Au bout de quelques kilomètres, nous arrivons à un promontoire rocheux appelé 'le nez de Napoléon".


Un peu plus loin, nous avons une belle vue sur le joyau de la vallée de la Warche, le fameux château de Reinhardstein.


Nous sortons de la vallée en remontant les pentes en direction du Lac de Robertville.


Petite pause au bord du lac et moment de détente.


Après, nous continuons à longer le lac de Robertville. Les paysages sont moins spectaculaires ici, plus plates, mais la sérénité de nos environs est enchantante.


Nous sommes prêts du hameau de Champagne et de la fin de la randonnée. Nous avons visité un beau coin de nos Ardennes, une valeur sûre à tout moment.

dimanche 14 octobre 2012

Samedi 13 octobre 2012: Petit éloge sur le Schnupf Tabak

Il est finalement temps de vous parler des joies et des plaisirs procurés par le "Schnupf Tabak" (snuff tobacco pour nos amis anglophones, tabac à priser pour les adaptes de la langue de Molière).

Il s'agit ici d'un vice qu'on a découvert lors de nos nombreuses escapades et excursions helvétiques, aussi peu probable que ça ne peut paraître.




Pour la petite histoire, le tabac à priser fut introduit en Europe dès le XVème siècle, et fut utilisé pendant de nombreux siècles avant de tomber en désuétude.


Comment avons-nous découvert le Schnupf Tabak en Suisse ? Et bèn, apparemment, selon wikipedia, "il existe dans l'armée suisse une tradition de priser du tabac en groupe. Cela donne lieu à une forme de rituel dans lequel les participants, disposés en cercle, joignent leurs mains sur lesquelles sont déposés deux petits tas de tabac, et récitent une phrase (Spruch) patriotique, guerrière ou humoristique avant d'inhaler le tabac".

Voir aussi une illustration de ce rituel, auquel nous avons participé de maintes fois !


Il va de soi, qu'en côtoyant des guides de montagne suisses, nous avons aussi été "contaminés" en quelque sorte, et ne pouvons plus nous en passer !

Le Schnupf Tabak est en vente libre en Suisse. C'est ainsi que dès que notre "stock" est vide, nous ne tardons pas à visiter une des nombreuses Kiosk locales pour y remédier.


Pour la petite histoire, sachez que nous n'exagérons guère, étant donné qu'il existe même un championnat du monde...


... où le champion consacré sera celui qui est capable de "sniffer" une quantité de 5 grammes en 60 secondes dans ses narines !



Non, nous n'associons pas le Schnupf Tabak avec la compétition, pour nous, le tabac à priser, et avant tout, le délicieux McChrystal's, constitue un lien avec la montagne, le fun, la bonne rigolade !


lundi 24 septembre 2012

Dimanche 24 septembre: l'arête des Spitzköpfe

Deuxième partie de notre très belle excursion vosgienne, et pas la moindre ! Après de maintes années de discussions et de rêveries, nous nous sommes enfin décidés à tenter l'arête des Spitzköpfe, course emblématique menant jusqu'au sommet du Hohneck, le plus beau sommet des Vosges.


Extrait carte IGN


Du refuge des Trois Fours, un magnifique levée de soleil se présente à nous. Malgré la soirée plusqu'arrosée de la veille, nous sommes en pleine forme et prêts à affronter cette arête mythique?


Après avoir quitté le refuge, quelques minutes en voiture sur la Route des Crêtes nous mènent jusqu'au point de départ, au sud du Hohneck.


Magnifique spectacle, le jour naissant au niveau de la vallée de Wormsa.


Rêveur 4000 (D) dans son élément. Nous avons quelques trois cent mètres à descendre en direction du lac de Schiessrothried, avant de monter cent mètres pour trouver le début de la voie.


Voilà le premier ressaut, rien de très difficile mais les faux pas ne sont quand même pas permis.


Rêveur 4000 (D) assume comme d'hab, c'est un véritable régal de grimper avec lui.


Le manque de pratique et de confiance m'interdisent de jouer le premier de cordée.


Là, on est à la moitié du parcours. La course ne dépasse pas le 3b, mais c'est quand même très spectaculaire. C'est la course d'excellence d'apprentissage: pleins de becquets pour s'assurer, un rocher solide, suffisamment de fissures pour mettre les coinceurs.


Ce passage-ci sera le plus scabreux et spectaculaire de tous, du mauvais rocher et beaucoup de gaz (une centaine de mètres du côté ouest) nous obligent à faire très attention.


Voilà le fameux passage dans son entièreté.


Plus loin, le rocher devient à nouveau plus potable, mais aussi plus difficile à grimper.


Nous sommes prêts de la fin de la course maintenant.


Un dernier ressaut très raide, il faut un peu chercher le chemin, c'est tof !


Allez, on y est quasi !


Fin des difficultés, c'est beau, c'est relax ! Derrière, le lac de Schiessrothried.


Faut-il encore une preuve que les conditions vosgiennes peuvent être très rudes ?


Face sud du Hohneck, c'est la fin d'une course magnifique. Merci Rêveur 4000 (D) de m'avoir fait découvrir ce beau massif et de m'avoir conduit en toute securité en haut d'une course qu'on a convoité depuis des années !