lundi 27 juin 2011

Pigne de la Lé (3396m): traversée (PD)


(extrait carte Swisstopo) 

Dimanche 26/06/2011 : montée vers la cabane de Moiry

C'est un très joli sommet d'autant qu'il est d'accès aisé. Sa première ascension est inconnue mais il était probablement fréquenté de longue date.

Voilà, après quelques temps sans montagne, nous voici parti dans de nouvelles aventures alpinistiques. Il faut dire que bien souvent nous nous sommes arrêtés dans nos plates contrées peuplées de quelques braves irréductibles grimpeurs de couenne patinée. Ici nous sommes aux anges et nous allons voyager vers le ciel.
Après quelques heures de route, nous sommes arrivés au barrage de Moiry, haut perché afin de réduire au minimum la marche d'approche. Néanmoins, le poids du sac est sensible.

L'approche est fabuleuse, sauvage et panoramique nous sommes réellement dans un paysage typé haute montagne sans en avoir les inconvénients comme l'inconfort du froid ou de la caillasse.
Nous gambadons sur le petit sentier fort agréable qui nous conduit à la cabane de Moiry perchée vers 2800 m.

Nous avons souvent une vue sur le point de départ de la randonnée. Il n'y a guère que 500 m de dénivelée qui nous sépare de la cabane de Moiry.

La voici, cette petite cabane, ce havre de paix juché sur la moraine du glacier, donnant la réplique à la point de Mourty.


Nous sommes montés une centaine de mètres au-dessus du refuge pour être dans de bonne conditions de bivouac, sans aucun bruit si ce n'est ceux des séracs qui s'écroulent régulièrement.

Voilà, quelle vue et quelle façon agréable de se rendre en montagne, c'est une première expérience pour rêveur 4000 H. Le sol n'est pas plat mais il est impossible de trouver un endroit plus confortable, la nuit s'annonce un peu compliquée mais qu'importe demain nous toucherons le ciel.

En attendant, nous nous afférons au rituel bivouac : faire fondre la neige, faire le thé, préparer de délicieux lyophilisés... Il fait bon, chaud même, nous sommes bien. C'est cela qu'on nomme la montagne plaisir où rien n'est difficile ou fatiguant.


Petit moment de contemplation tandis que le soleil se couche, les sens en éveil et la course du lendemain en perspective. Je laisse pour ma part encore un long moment vagabonder mes rêves sur les cascades de glace que je surplombe.

Lundi 27/06/2011 : ascension du Pigne de la Lé via l'arête NNW

La nuit ne fut pas réparatrice, nous l'avons passé à remonter la pente. Néanmoins nous avons bien dormi, mais pas assez pour la suite, nous verrons ça après. Il est 5h00 et nous montons vers le col du Pigne à 3141 m.

Il fait magnifique, nous allons avoir le lever de soleil au col, nous sommes vraiment en paix, rien ne trouble notre joie. La neige est bien gelée en surface et elle porte bien. Quelques névés défendent l'accès au col et c'est bien ainsi, ils nous facilitent la montée.

Je suis au col et le soleil pointe, il doit être plus ou moins 6h00. Il fait beau et assez froid pour attaquer l'arête très sereinement.


Voici l'arête, elle st bien enneigée, plus agréable pour la progression. Nous faisons un longue pause au col pour déjeuner et apprécier le lever de soleil puis après nous être encordés nous commençons la partie la plus intéressante de la journée.

Quel plaisir, le rocher est sec et nous grimpons en restant toujours sur la crête parfois dans des blocs mais le plus souvent le rocher est très très bon.

Rêveur 4000 H sur l'antécime avec le Cervin à sa gauche, dans 5 min nous serons au sommet visible derrière lui.

Quelle vue, tous les sommets de la couronne impériale sont visibles. Ici Le Grand Cornier et la Dent Blanche juste derrière. Il fait beau quoiqu'un peu chaud même à 7h00 du matin.

L'Obergabelhorn et la Wellenkuppe, nous voyons clairement la voie normale qui passe par le grand gendarme entre les deux sommets.


Le Weisshorn avec son arête nord sous le soleil exactement et le "petit" Bishorn sur sa gauche. Quel sommet !! Aucune voie n'y est facile, toutes sont longues ainsi que la descente et l'arête nord est d'un niveau relevé.

Nous avons aussi notre descente, bien plus modeste que nos voisins 4000 mais bon, il faut rester les pieds sur terre. Nous suivons la trace battue de la voie normale qui nous conduira tranquillement vers notre tente et le refuge où nous pensons d'ailleurs à une bonne bière.

Rêveur 4000 H bien content d'être là, nous nous arrêtons tout le temps, comme pour ne pas descendre. Nous devons bien nous résoudre à la descente mais quelque chose en nous nous pousse à vagabonder sur ces pentes douces si accueillantes et puisqu'il est tôt nous en profitons pleinement.

Les voilà, celles qui accompagnent nos petites escapades, rafraîchissantes et propices à de nouveaux projets.

La descente vers la voiture se fait dans des petits alpages verdoyants et sauvages, tellement plus que dans les vallées de Zermatt et Saas. La flore est magnifique : ici de l'arnica montana, celui que tous les parents utilisent en pommade lorsque l'un de leur petit cascadeur se fait une bosse ;-)).

dimanche 12 juin 2011

Balade sur les crêtes vosgiennes, 12 juin 2011


(extrait carte IGN)

Mi-juin de cette année, nous avons passé un bref mais superbe séjour familial dans les Vosges voisins. Entre deux jolies excursions plutôt culturelles, nous avons dévoué une journée entière à la découverte des plus hauts sommets de cette chaîne de moyenne-montagne. Le paysage consiste en de vastes forêts dont les point les plus élévés (les "crêtes") sont complètement dénudées d'arbres.

De notre chalet, nous atteignons rapidement en voiture le Hohneck, 1363m. Bon, soyons honnête, je ne compterai pas ce lieu parmi mes sommets atteints, la ballade ayant dûré... 2 minutes du parking jusqu'au sommet ! N'importe, la vue est quand même géniale. Ici, on voit le Kastelberg, 1346m, malheureusement défiguré par les remontes-pentes et les pistes de ski.

Les points les plus élévés des Vosges sont reliés par une route panoramique appelé la ... Route des Crêtes évidemment !

Du haut du sommet du Hohneck, j'ai une belle vue sur l'arête des Spitzköpfe. Il est vrai que d'ici, elle ne paraît guère impressionnante, mais cette voie d'accès est bel et bien un objectif prisé par les grimpeurs. Cela fait quelques années que Rêveur 4000 D et moi-même la convoitisons et je suis sûr qu'un jour nous arriverons au bout de nos rêves.

Au milieu à droite de la photo, nous pouvons voir le petit domaine skiable du Markstein. A gauche se dessinent les contours du plaut haut sommet des Vosges, le Grand Ballon.

Le Hohneck se trouve au milieu d'une véritable toile de sentiers et de ballades.

Néanmoins, le départ de notre ballade se trouve un peu plus loin, à hauteur de la ferme-auberge de Ferschmuss, 1187m. Directement, nous avons une belle vue sur le Lac de Schiessrothried.

Ici, on peut clairement voir notre point de départ, le début passant par un bois, et ensuite la crête même.

Après une demi-heure, nous voilà au sommet du Rainkopf, 1305m. Certes, il ne s'agit pas de véritables sommets du niveau alpin, comme on les aime tant, mais une certaine satisfaction me gagne quand même.

Derrière, on peut déjà apercevoir les deux sommets suivants de la journée !

Ici, les sommets se suivent en vitesse. Raide descente du Rainkopf, et ensuite un large sentier nous mène au sommet du Rothenbachkopf, 1316m.

Comme vous voyez, les dénivelés ne sont pas vraiment très importantes ici, mais cela est au grand bonheur de ma famille !

Dernier sommet de cette ballade, le Batteriekopf, 1311. Nous faisons un pique-nique ici et savourons le panorama sur la vallée de Munster.

Petite descente, ensuite nous contournons le Batteriekopf dans l'autre sense. La ballade est très facile et constitue une vraie joie, même si nous marchons juste à côté d'une Route des Crêtes particulièrement peuplée aujourd'hui (on est dimanche, et il semble que tous les motards du coin ont décidé de faure une sortie de groupe ajourd'hui).

Fin de la ballade, on est presque de retour au parking.

Même si les panoramas sont de toute majesté, nous n'oublions pas la beauté se trouvant tout près du sentier.

Vue sur la Route des Crêtes et le Lac de Blanchemer.

Après cette randonnée qui nous aura quand même pris trois heures, nous décidons de pousser encore un peu plus loin jusqu'au point culminant des Vosges, le Grand Ballon, 1424m, couronné d'un radar servant à l'aviation civile. Point de départ est le col situé entre le Grand Ballon et le Storkenkopf.

Le sommet est tout proche mais le sentier contourne la base sommitale par la droite au lieu d'accèder directement au point final.

Un peu avant le sommet, un monument dédié aux soldats de la Première Guerre mondiale.

Du sommet (1h de montée), la vue est superbe, mais pourrait être mieux (les géants suisses ne se montrent pas ajourd'hui). De plus, il y a un monde de fou, qui est monté de l'autre côté de la montagne (20min).

Soit, il est toujours un peu spécial de se trouver au sommet d'une chaîne entière, plaisir qu'on n'éprouve pas tous les jours (Snowdon, Ben Nevis, Zugspitze, Hochiss, Kreuzjoch, Piz Bernina, Hochfeiler, Gran Paradiso, Monte Disgrazia, Schesaplana, Daniel).

Résumé: belle ballade familiale dans une région qui se prête à de plus amples découvertes (Grande Randonnée, escalade, ballade à ski en hîver etc).

jeudi 12 mai 2011

Grimpette aux Grands Malades, 12 mai 2011

Brève mais chouette grimpette dans ce petit massif tout près de Namur. En soi, le rocher n'est pas très agréable et les voies sont très verticales, mais la vue d'en haut sur le bassin namurois vaut vraiment la peine.

Voies réalisées:

  • Voie 24 (Méphisto, voie normale): 4b
  • Voie 25 (4c)
  • Voie 26 (5b+)
  • Voie 12 (3)